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Putain qu’il fait froid !
J’ai beau avoir bourlingué dans les coins les plus rudes de notre Orange Bleue, j’ai quand même putain de froid ! Je suis un loup de 16 ans, donc on ne peut pas dire que je n’avais pas l’expérience suffisante pour mener à bien cette expédition.
Depuis que des scientifiques, radicalement opposés au théorie de l’espèce lupin première espèce vivante de notre planète, ont décidé d’organiser des expéditions au Nord de l’Orange Bleue à des buts ethnologiques, des vieux loups comme moi ont été engagés pour braver les arctiques rigueurs nordiques.
Nous avons traversé les immenses icebergs terrestres en fouillant consciencieusement les territoires hostiles. Petit à petit, nous commençâmes à tomber sur des habitats impressionnant d’architectures. Nous étions tous excités à la vue de cette preuve de vie avant la notre. Nous étions impressionnés par la probable sagacité et l’immense sagesse de ce peuple qui pouvait mettre « Bienvenu » au pied de la porte de leur refuge.
Ce peuple devait vivre en paix. Un peu comme nous à dire vrai. Depuis que nous avions appris l’usage de la parole, les tribus n’avaient fait plus qu’une, nous avions compris que nous ne faisions qu’une seule race, que nos infimes différences ne pouvaient qu’être une richesse à la diversité Comme nos prédécesseurs avaient du le comprendre bien avant nous ! Présomptueux que nous étions de nous croire précurseur.
Mais qu’est ce qui a bien pu provoquer l’extinction de cette civilisation éclairée ? Plus nous avancions dans les contrées sauvages, plus les preuves d’une civilisation riche s’étalaient devant nous. L’hypothèse émise par Crohg concernant leur probable disparition en raison d’une apparition soudaine de radioactivité devint rapidement consensuel parmi nous tous. Que de malchance que ce peuple doué soit frappé par la malchance d’un hasard cosmique !
Un soir de grand blizzard, nous avons eu la chance de pouvoir nous réfugier dans une curieuse grotte en pierre. Prongh réussi à lire la gravure proclamant ce refuge comme étant la maison de Dieu. Un peu plus loin dans la bâtisse, nous pûmes voir une personne sur deux bouts de bois en croix. La plaque proclamait : Fils de Dieu. Etrange de faire souffrir son fils dans sa maison tout de même ? Le plus frappant fut de découvrir les similitudes entre cet être sacrifié à l’autel de leur Dieu et nos animaux de compagnie, nos humains.
Très rapidement, des opinions différentes ont émergés des conversations résultant de ces découvertes. Certains loups pensaient que ce Dieu était une formidable avancée spirituelle et seul moyen de nous sauver et qu’il fallait se diriger dans la direction que pointait le bras gauche de ce Fils de Dieu, d’autres s’accrochèrent à l’idée qu’effectivement ce Dieu apporterait la rédemption à tous les loups qui pourraient ne pas suivre la conduite d’une morale digne et tablée mais qu’il était idiot d’aller vers la gauche puisqu’il semblait logique que ce Fils de Dieu avait pour objectif de nous montrer la droite. Un plus petit nombre pensait qu’il serait préférable d’exécuter nos animaux de compagnie pour suivre les préceptes ancestraux de notre planète Orange Bleue. D’autres autre chose. Ainsi de suite.
Au fil des jours, la tension monta et des rixes éclatèrent. Chaque camps prenant la décision de partir chacun de son côté, chacun selon sa destinée proclamée
Putain qu’il fait froid
CONCOURS @#!
Tout part de là
C'est comme à subbuto... " Tout part du gardien "
(ah non ça c'était Kick Off ! )
Ceci est éventuellement un "testament"
mais bon... seul problème... J'ai pas eu le temps de l'écrire !
Quel con jfais quand même !
"-Oh! 'gade 'gade! Un mur!!!" Dit Shoup l'air malicieux...Puis après
un regard complice: "On fonce?"
"- yeah baby we gonna try!!!" Répondit 'Stic un large sourire béat aux lèvres...
Chaque fois ils nous refont la même. Au loin, un mur en béton armé
nargue 'Stic et Shoup' (attention un MUR : épaisseur 4m, largeur 1 km,
hauteur 120m). Et ça ne loupe jamais : ils foncent tête baissée dedans.
Au début, aux prémices de cette manie rituelle, c'était sans casque
tout du long. Mais maintenant l'expérience aidant, ils rajoutent du
piment : ils mettent le casque, il s'élancent, courent de plus en plus
vite, et quelques mètres avant l'impact recherché ils ôtent ce casque
et le balance... faut pas déconner quand même...
Ce moment où ils s'élancent est grisant. Après vient un grand moment
d'application car, il faut savoir gérer une accélération exponentielle
permettant d'atteindre la vitesse optimale avant l'impact (ok c'est
juste pour dire qu'il faut aller de plus en plus vite, mais bon faut
styler, c'est de l'écrit sans mimes ...)
En général les deux s'élancent, ensemble, en décalé selon l'humeur...
Ils n'arrivent pas forcément dans le même ordre, ça s'est fonction de
leur forme physique respective. Et l'impact les plonge dans un
brouillard obscur durant plusieurs jours, période durant laquelle ils ne
percutent plus rien et, où tout leur passe au-dessus ou en dessous. Il
faut savoir qu'ils sont devenu complètement accroc, pire qu'au
kinder bueno avant une séance de kite! C'est dire...
Ce jour là Shoup' laisse s'élancer son 'Stic devant, histoire de le
voir se ramasser les dents... Il met son casque argent... Il
court, il court le p'ti' stic ... Il accélère autant que ses jambes de
viking le permettent... de plus en plus vite... Il balance le casque
sur un ours regardant la scène lascivement à côté du mur.
Et au moment où d'habitude un bruit sourd traduit l'impact, juste un
"pfuiiiiiit" et... plus de 'Stic, disparu, envolé, volatilisé, le
norvégien suédois handballeur avec crosse.
Ebahie 'Shoup veut le rejoindre, où elle n'a pas pris le temps de
réfléchir, mais elle veut y aller. Elle met toute son énergie dans
cette course exutoire pour aller ailleurs (où les murs sont en chocolat
kinder p’tet). Jamais elle n'a couru comme ça, et le mur arrive de
plus en vite... Erreur fatale elle n'a pas mis le casque donc, elle
gobe un essaim de mouches passant là ... Elle arrive contre le mur et
là ... magie... Le choc est tellement brutal qu'elle y laisse toutes
ses dents plantées -au moins il n'y a plus de mouches me direz vous-
pourtant elle a fermé sa bouche...
Depuis plusieurs jours qu'elle a rejoint le brouillard, elle se demande
où a atterri 'Stic. Mais un constat et un seul reste clair : elle se
mangera autant de mur qu'il le faudra, mais elle le rejoindra : the
Shoup' will goes on.
Ben oué une minute de moins que moi... faut pas déconner non plus !
Un texte écrit par quelqu'un d'autre, ça fait longtemps que ça devait arriver... et voilà le premier ! Et quel premier ! Et quel "quelqu'un d'autre"
Shoup s'y colle (les dents)
Shoup vous explose (les dents)
Almighty Shoup Roulaize !
(...)
Pif et sa compagne (la charmante Apolline) errent depuis tellement longtemps dans la lande désertique qu’ils ont perdu tout contact avec leur piste initiale .
Bon, effectivement, on pourrait sans vergogne présenter le truc comme ça Alors qu’en réalité, ça fait juste tellement longtemps que je ne vous avais pas parlé d’eux que je ne sais plus du tout où ils sont, ceux qu’ils font et tout ça et tout ça ! Je pourrais m’en sortir par une petite ritournelle du style « Ayé ! L’histoire est terminée ! » Mais personne ne serait dupe. Je pourrais aussi, éventuellement, ouvrir ce dernier chapitre par une incroyable description de paysage environnant nos deux comparses, et ainsi vous faire l’étalage de la bouleversante flore au chrome exalté (ah ça pour exalté la chromatique, ça l’exalte !), l’invraisemblable perspective rendue par le rayonnement de l’astre solaire à travers les fines gouttes de la rosée matinale, pas encore évaporée charmante humidité fugace
Ok Je pourrais faire ça. Mais d’une part, je n’arriverais pas à tenir la distance avec cette surenchère lyrique et d’autre part ce sirupeux branlage de poésie gnian-gnian me casse les couilles et et et et il faut bien l’avouer : Il fait un temps exécrable et c’est vraiment super moche comme paysage.
Donc je vous propose plutôt une entrée de type : Flash lumineux, Fade Out sur cette lumière et zoom à l’Américaine sur les deux personnages.
Ok ? Allez, Lumière !
(Wooooooo)
(Oui, oui, je sais)
(Aaah mais quand même hein ! Bluffant !)
(Pi, on ne s’y attend pas hein ?)
(Exactement !)
Pif ! Le fier Pif ! Enfin pas si fier que ça. Bon, ok, il est même dans un état assez lamentable. Mais vous seriez dans quel état vous si vous aviez évité de peu la Grande Déferlante, connu une nuit d’amour torride avec une épluchure de carotte et vécu toute votre existence dans le corps (un brin simpliste vous l’avouerez - ) d’un bouchon de bouteille d’Evian ? Alors ne le juger pas trop vite. Et si vous voulez le faire quand-même, ne le faites pas devant moi Faites le dans mon dos ! Dans vos soirées où je suis JA-MAIS invité, où la luxure coule à flot et où des bouteilles d’Orangina Sanguine prennent des pauses lascives sur mes bouts de bois qui vous servent de table ! Ah ! Ah ! En bois ! Bande de pauvre ! Des tables en bois ! Ah, ah, ah Hey ! Chérie, amène les gosses ! Regardez les enfants, ça c’est des pauvres.
Bref. Pif est perdu. Et comme je n’ai pas envie de compliquer cette non-histoire, tablons que sa compagne n’est plus là. Mmmmh Un frigo lui est tombé dessus. Voilà. C’est bien ça le coup du frigo. C’est crédible.
Il vit vraiment une aventure complexe et une vie semée d’embûche ce Pif. Pour une fois qu’il tire son coup, y’a un Frigo qui tombe sur sa fugace conquête. C’est un peu un exemple pour toute une génération désœuvrée, tous ces jeunes qui pensent avoir des problèmes Ben qu’ils prennent un peu exemple sur ce valeureux bouchon de bouteille d’Evian qui ne baisse pas ses stries et continue d’avancer ! Toujours tout droit ! En roulant comme un con certes.. MAIS il avance ! Parti à la recherche des membres de la Communauté du Caniveau, décomposé après le passage de la Grande Déferlante, il a pris comme option d’aller toujours tout droit, fièrement, sans jamais regarder derrière lui, portant bien haut l’étendard de la ténacité, de l’amitié et de l’abnégation !
Bon, là, il est pour l’instant en train de glander comme une merde contre un grand et vieil arbre. Sur cet arbre est planté une pancarte annonçant les quarante ans de l’Art Dubitatif, aussi appelé par les esthètes "Oui rhooo je sais pas là hein Faut voir avec du gris en fond". Pif, l’Art Dubitatif, ça le laisse froidement raide. Lui, il se repose juste contre cet arbre. Se redressant, il commence à parler, à voix haute, face au vent qui vient faire un peu de musique de campagne entre ses rayures en plastique et proclame ainsi :
« - Il ne faut pas que je me laisse abattre ! Je vais retrouver mes amis ! J’ignore où ils ont bien pu finir mais je sais qu’ils sont en bonne santé ! Je le sens ! Je vais les retrouver et nous repartirons vers de nouvelles aventures !
- Ton optimisme est louable, mais avec quoi comptes-tu le payer ?
Pif virevolte prestement dans un demi-tour digne d’un Smooth Criminal. Hum ? Il fait le tour de l’arbre, regarde au sol, regarde dans les branches pour y déceler un éventuel petit plaisantin. Rien.
- Là ici, fit une voix dans l’arbre.
- Dans l’arbre ?
- Mais nooon !
- C’est l’écorce qui me parle ?
- Super ! Tu veux retrouver des bouts de légume qui sont partis emportés dans un ruisseau, et tu veux faire tout ça avec un cerveau spongiforme rechargeable à l’énergie lunaire ?
- Pourquoi vous dites tout ça hein ? C’est pas super super gentil hein
- Non bon c’est vrai. Mais en même temps, tu ne mérites pas mieux.
- Donc Un arbre est train de m’insulter ? C’est bien ça ?
- Pas tout à fait. Un lutin réincarné en arbre. La vie est incroyable tout de même non ?
- Paf ? Haaa non ça va pas recomm...
La dernière feuille de l’arbre tombant sur le corps de Pif finit de recouvrir ses appels à l’aide Désespérés Ainsi va la vie de Pif le petit bouchon de bouteille d’Evian et la fin des Deux Crottes.
Pourquoi Deux Crottes ? Ça J’imagine que je trouverais bien un jour...
(ben oué les codes... ils étaient cachés les coquinoux...)
(sinon tout ça tout ça tout l'monde ! Joie & félicité ! Bidule ! Pi hein... tant qu'il y'a la santé hein...)
Bon sinon j'écris un guide. Il y'a un énorme marché pour ce truc. D'abord, tu convaincs les gens qu'ils ont un truc qui cloche, c'est facile parce que la publicité les a déjà conditionnés a être interpellés sur leur poids, leur look, leur statut social, leur sex-appeal et tout le reste.
Ensuite tu les convaincs que ce problème n'est pas de leur faute et qu'ils sont victimes de forces supérieurs. C'est facile, parce que les gens y croit déjà. Personne ne veut être responsable de sa propre situation.
Enfin, tu les convaincs qu'avec ton avis d'expert et tes encouragements, ils peuvent vaincre leurs problèmes et être heureux.
Pour mon guide, je vais aider à vaincre le problème de la passion pour les guides !
Mon guide s'appelle "Taisez-vous et arrêtez de geindre : Comment faire quelque chose de votre vie, en dehors de vous regarder le nombril"
Bon j'attend peut-être l'avance de l'éditeur avant de la dépenser... le Problème... c'est que si ça marche, je ne pourrais pas écrire de suite.
Et comme chuis misérable, je commence 2005 en pompant un truc sur un tigre en peluche et un môme qui a de l'imagination... si c'est pas honteux ça !
Vous avez eu des guides pour noel ?
Oui, je suis souvent dans le train.
Oui, je vous ai déjà raconté mes incroyables histoires ferroviaires ici même.
Et bien il faut croire que c’était les « Incroyables Histoires Ferroviaires Volume Un » car vous êtes présentement en train (en ce moment) (présentement) de lire la suite.
Oui, « en train » c’est fait exprès.
(C’est un métier en même temps d’être talentueux)
(si, si)
Bon, donc, je me disais que je n’aurais nul besoin de revenir sur ce sujet (pourtant captivant) (j’ai en effet reçu un prix pour « mes » crottes de nez de TGV) (et oui !).
Donc ! Qu’est ce qui a motivé cette séquelle ? Et bien, très certainement mon voisin de trois quart. (Mais si ! Le rang devant, le couloir opposé, mon voisin de trois quart quoi !). Non, si je me suis décidé à écrire tout cela, ce n’est pas à cause de la dame qui réajuste son sous-tif, juste au moment où je passe. Elle n’a évidemment pas fait exprès. Tout comme n’a pas fait exprès le train, de tourner, m’envoyant ainsi valdinguer vers cette « réajusteuse » accidentelle. Seul mon légendaire équilibre me sauvera de l’embarrassante situation, qui voit mon nez dans son pull (enfin vers là quoi ). Ni non plus à cause du rabbin à chaussette violette Ok, y’a rien de rigolo là. Mais des chaussettes violettes quand même !
Non, en fait c’est bel et bien mon voisin de trois quart. On est en Première Classe(car je suis un nanti qui ne supporte pas la promiscuité - Sauf de jeudi soir à dimanche soir. Dans le noir, ou sur la Tour Eiffel, ou sur le dos d’un Monsieur Super Indestructible, d’une Maman Elastique, d’une licorne, du diable, ou d’un sachet de thé, sucré, ou pas. Bon ok ! J’aime la promiscuité en fait ! Et j’ai eu un billet de Première moins cher ! Ça vaaaaa !)
Donc ! On est en première classe : Les gens ont le Figaro, des portables avec les derniers Divx du film de l’année prochaine et des pulls à rayures.
Mon voisin de trois quart n’a qu’un livre à la main, une oreillette à l’oreille (normal en même temps pour une oreillette) gauche, reliée à une petite radio qui doit sûrement capter (par satellite évidemment, un satellite de première quoi) la retransmission du match de foot Nice-Paris qui se joue actuellement. Bref, un monsieur somme toute « banal ».
Un moment, je le vois apporter un truc à la bouche avec nonchalance (et avec ses doigts). Pas très sur d’avoir bien vu ce qui venait de se passer, je reste aux aguets. Le temps d’envoyer un texto pour dire qu’en fait j’avais des kinders...Paf ! Il remet ça !
Cet homme mange ses cheveux !!!
(Si, si ! Il arrache un petit cheveu de son crâne, pourtant très peu fourni et hop ! Il le mange !)
Et si y’a beaucoup de point d’exclamation dans mes phrases, c’est pour simuler que le truc qui m’a forcé à écrire tout cela en valait la peine.
Et si j’ai l’air un peu euphorique, c’est parce que je suis euphorique.
Et si vous croyez que je vais arrêter de commencer mes phrases par « Et si », c’est que vous avez des pulls à rayures, que vous ne savez pas reconnaître de l’agneau et/ou que vous n’aimez pas les Tourtes au Poulet ! Ha ! Ha !
Et si vous croyez que je vais oublier de parler du petit et innocent Chewing-gum perdu dans ma bouche, moi à la porte du sommeil, lui à celle de mon oesophage ne craignant plus que le coup de langue l’entraînant vers un bain (non désirable) de suc gastrique...
Et si vous croyez que je vais en profiter pour parler de la machine belge à faire du caca artistique.
Et si on en restait plutôt sur le surprenant éclat de rire de ma voisine de train à ma droite ?
P’tete elle a vu mon voisin de trois quart ingurgiter son dernier cheveu ou alors elle a pas de sous-tif ou il est violet
Ou alors on est mardi ?
Ce matin (un ours a broyé un chasseur ? non ? bon ), je suis tout tranquille dans mon métro. Je regarde les lignes de ma main. Je vous rassure, je cherche pas à faire de la divination, mais je regarde vraiment les petites lignes de ma main. Je constate (je l’avais déjà constaté à vrai dire, mais pour la trame de ce palpitant récit, on va dire que je le constate,ce matin, dans mon métro, assis sur mon strapontin) que les grandes lignes répondent aux différentes courbures possibles de ma main, aux différentes pliures que ma main peut exécuter. Ok. Super. Je ne vais très certainement pas gagner un prix Nobel avec cette incroyable découverte.
Mais subitement. Je change de paragraphe.
Et hop ! Encore une fois !
Mais ça n’arrête plus ! Et puis, ce qui ne s’arrête plus non plus, c’est mes yeux de voltiger sur la paume de ma main toujours ouverte. Les gens me bousculent pour sortir mais moi je reste interdit Je viens de prendre conscience d’un fait incroyable ! Une découverte qui va me perturber de longues heures durant. Je sais que je ne serais pas productif aujourd’hui au boulot. Je sais que je vais regarder ma main avec un mélange de ferveur scientifique et de crainte respectueuse. Je me sens dans la peau d’un Archimède dans son bain, d’un Newton sous son pommier, d’un Pasteur avec son chien.. Ah ! Ah !
En effet, je me suis rendu compte ce matin (outre le fait qu’un ours n’aura jamais l’idée saugrenue de se promener en territoire humain c’est pas con un ours) qu’ils existaient des toutes petites lignes de la main qui ne répondent à aucune flexion de ma main. J’essaye de tourner ma main dans tout les sens possible et je n’arrive pas à reproduire le cas où cette petite pliure a bien pu se créer. Vous comprenez ce que je veux dire ? Evidemment que vous comprenez. Vous comprenez tellement bien que vous venez que vous regardez la paume de la main. Et je suis peut-être le seul à avoir de telles minuscules petites lignes venant de nul part ! C’est peut-être la marque d’une entité fantasmagorique qui est venu envoûté le fœtus que j’ai pu être il y’a quelques années. Hein ! Si ça s’trouve !
Toujours assis sur mon strapontin de ma bonne vieille ligne 12, je relève la tête, le visage baigné de larme devant mon incroyable révélation : Je suis un enfant des cieux ! Ceci explique alors mon incroyable charisme et mon incroyable faculté à couper les patates (avec cette dextérité qui a fait de moi la personne à qui on dit « bon c’est toi qui t’occupes des patates moi j’m’occupe de l’huile ! ».
Subitement, je me prend une seconde rafale de réalisme en pleine tête ! Les gens se parlent tous dans le métro. Ils ont tous un sourire immense au lèvre. On est au début du mois de Novembre et dehors il fait un bon 33°C ! En flashback (je ne peux pas vous le faire dans de bonne conditions avec la lumière blanche, un peu flou et la musique stressante car ce blog n’a pas assez de moyen), je me souviens que, ce matin (un ours n’a pas tué le dernier des pyrénéens), je fus réveillé par des oiseaux sifflotant Carmen. Mon chocolat avait un doux arrière goût de miel, y’avait une fine forme encore endormie sous ma couette.
Ligne 12 je chante ton nom.
Gloria Petites lignes de ma main
Me llamo Carmen
Me gusta chocolate con miel
Avec un peu de Cannelle
I know I rule my game
I know it all depends on me
I Bring myself up and down
It's just a choice I have to make
Sometimes it's easier to get up
Sweeter to get down, Sweeter to get up
Protect myself and stand above
Or being my worst enemy and surrender
No, No hope
No Love, No Hope, Nothing!!!
All I've got is anger against everything
Naméoh !
On applaudit l'entrée du con de goth qui sommeil sur ce blog
Je m’appelle Arthur et je n’arrive jamais au bon moment.
Le Timing est un mot qui sonne joli à mes oreilles, mais que je n’ai jamais pris la peine de prendre en considération. Les gens qui parlent le Shakespeare utilisent souvent le « The Right Person at the right moment ». Ben oui, mais moi non.
Mais ça date pas d’hier (que j’ai raté d’ailleurs. Je croyais qu’on était demain). Je suis issu d’une famille où on ne fait jamais les choses au bon moment. Mon Grand-père par exemple ! Il a débarqué en Juin sur les plages françaises, ok ! Mais c’était la veille de la date prévue et il est arrivé à Arcachon ! Mon père ? Parlons en ! Il faisait caca au moment où l’homme a marché sur la Lune ! Ma mère sortait la litière du chat au moment où on l’appelait pour la Valise RTL !
J’avais de sérieuses prédispositions génétique comme vous pouvez le voir.
Je suis tombé amoureux d’une russe qui une semaine après notre rencontre, a décidé de devenir cosmonaute et est partie six ans en orbite sur Mars. Je ne pensais même pas que c’était possible mais j’ai dû rater le JT qui en parlait.
Ensuite, je suis tombé amoureux d’une jeune étudiante hongroise, qui a pris conscience une semaine après notre rencontre qu’elle voulait faire du commerce équitable. Cela fait quatre ans qu’elle est en Bolivie. Mais elle m’aimait bien hein !
Et il y’a eu aussi cette charmante artiste peintre sur blouson en cuir, qui après une semaine, a lancé sa réflexion transcendantale et qui se jeta finalement à l’eau. Abandonnant ainsi ses biens matériels et court désormais vers un nouvel âge réminiscent !
Ok, ok Ptete que cela n’a rien à voir avec le fait que j’arrive toujours au mauvais moment Ptete que ça vient de moi ? Mais ça, ça s’peut pas ça ça s’peut pas..
« - Si ça se peut ! »
Ah.
Bon, mais comment expliquer que quand je gagne au loto, c’est en même temps que onze mille trois cent quatre vingt quatre autres personnes, pour un gain de quarante sept francs et dix centimes ? Le lendemain, j’aurais pu être millionnaire !
Je m’appelle Arthur et je vais changer de montre.