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J’ai enfin cédé à la tentation de la technologie abrutissante
J’ai franchi le pas qui sépare celui qui certes à son site mégalo bien comme il faut (et en mégalo je me pose là), à celui qui en plus va commencer à raconter sa vie via cet étrange instrument bloguesque
Vous allez pouvoir vous attendre à moulte parenthèse, moulte troispetitpoint un peu partout, moulte histoire de bouteille de bouteille d’Evian, et non moins moulte prétentieuses petites chronique sur des albums de musique de barbare, de Huns, de sauvage, de caucasiens qui n’aurait pas réussi à atteindre ce degré de civilisation ce degré qui amène le couillon moyen (ou pas du tout moyen) à faire son blog.
Ce paragraphe totalement incompréhensible pourrait à lui tout seul résumer ceux qui peut vous attendre si vous continuez à venir inlassablement sur ce (allons n’ayons pas peur des mots que diable) blog
(jvous ai pas menti hein des parenthèses, des troispetitspoints attendez que je me chauffe que j’chope le truc et jvous fais paf du Moustic cash live)
Bref comme on dit lorsqu’on commence une belle aventure : « zavez pas oublié les moules au moins ? »
Concentré dans un petit lieu, celui que des vulgaires vendeurs de ticket appelle l’Elysée Montmartre, ont pu librement gambader sur scène des finlandais, des suédois, des portugais et des italiens. Et tout cela devant un parterre de français (enfin y’avait ptete aussi des basques & des bretons dedans hein mais ils comptent pas pour de vrai).
Les finlandais de Poisonblack vont être les premiers à jouer leur douce musique de post-noël. La particularité de ce groupe (comme souvent) réside dans le chanteur sous ses faux airs de Peter Steele (chanteur de Type O’Negative), il va apporter avec son chant un curieux décalage entre la musique de Poisonblack très classique dans un heavy nordique et sa voix de crooner des années « y’a longtemps ». Il a une belle voix ça ok pas de problème mais pinaize c’est zarb comme concept Vite lassant, leur set va être sauver par un avant-dernier morceau de légende ( moi chuis pas quelqu’un qui a peur des mots) (je les nique moi les mots) (et ils me le rendent bien). Monte sur scène le charismatique Fernando Ribeiro (ok dit comme ça... ça fait pas très charismatique), chanteur de Moonspell, pour un duo sur une reprise de Paradise Lost (« Just say words »). Reprise carrément réussi où le dit-chanteur de Poisonblack se fait royalement bouffer par Fernando et son chant si caractéristique.
Les suédois de Passenger vont rapidement déchantés alors qu’ils pensaient être face à un public de ouf malade. J’ai tout d’abord cru avoir affaire à un groupe américain tant leur style semble être proche de la scène ricaine actuelle : un soft-metal à chant clair. On sent bien que le groupe a des influences de groupe pas trop mal. Mais on arrive pas trop à les déterminer et surtout ils arrivent pas à les faire ressortir avec pertinence (‘tain.. ça ! ça ça pète ! ) (et oui.. j’ai mis trois fois « ça » dans une seule parenthèse)(enfin entre deux parenthèses) (mais bon vous aviez compris faitzy pas chier).
Là encore c’est une reprise qui les fera sortir la tête de l’eau. Ils auront le bon goût de nous sortir un morceau de la BO de Judgment night. Et fin du fin, ils vont sortir un dernier morceau plein de loop & de sample qui irrémédiablement fait penser à un Kill II This (mais en moins bien). (et là les mecs qui supportent pas Kill II This commencent à s’dire comment ça doit être tout naze). Bref
Mes portugais de Moonspell restent pour moi l’unique raison de ma présence dans cette salle. Et c n’est pas grâce à leur dernier album, indigne de ses prédécesseurs « Antidote ». Sans être une bonne grosse daube, il n’a pas le niveau des « Irreligious », ni même « Darkness & Hope ». Alors le groupe est incroyablement efficace sur scène, Fernando a une voix parfaitement équilibrée (chant méphistophélèsien si si chant doux & agréable et chamarrée bien évidemment), un batteur hors du commun (et oui encore un) (mais au fait vous en avez pas marre de ces parenthèses moi jcontinue pour le style si reconnaissable mais chuis le premier à qui ça fait chier).
DIRTYYYY DEEEEDS DONE DIRT CHEAP
Bref ils sont super fort encore une fois très bon concert MAIS on est trèèèèès loin du niveau de leur dernière date parisienne, lors du Darkness & Hope Tour (qui de l’aveu même du groupe reste un de leur meilleur concert de la vie sur ma parole jt’jure tout ça tout ça). Déjà ils sont pas en tête d’affiche, ils ont un set d’1heure à peine, et trop de titre du nouvel album (qui là encore passe bien mais qui non pas le niveau des classiques du groupe)
Est-il vraiment utile de parler de Lacuna Coil (tête d’affiche ! pfff) vu que je n’ai vu que trois morceaux de leur concert. Bon que dire ? Si les portugais sont meilleurs chanteurs, les italiennes sont nettement plus belles ! Bon en plus elle a une très belle voix la m’zelle et j’ai absolument rien contre le chant féminin mais bon là j’ai pas réussi. De là à dire que Lacuna Coil n’est qu’un groupe qui permet aux jeunes gothiques de cracher sur les mainstream Evanescence tout en écoutant exactement la même musique Il n’y qu’un pas que j’ai franchi en quittant la salle pour aller me coucher y’en a qui bosse m’sieur dame !
Bon ok il était pas si sage que ça...
Mais en tout cas il l'a dit sagement...
(et même pas sous l'emprise de l'alcool) (ou du jus d'orange sanguine)
Il l'a dit ça sagement et en mangeant des frites (très bonnes au demeurant) (ceci dit en passant)...
Il l'a dit ça sagement, en mangeant des frites et comme s'il l'avait annoncé qu'on ne peut décemment pas confondre un rhinocéros & une jonquille (notez que c'est encore là une preuve de sagesse, car effectivement il est idiot de confondre un rhinocéros et une jonquille... djà ça s'écrit pas du tout de la même manière.. djà! )
Bref (me direz-vous) (et vous aurez raison) !
Il a eu ce sublime moment de poésie urbaine cher à mes oreilles (et là reste à savoir si c'est le moment qui m'est cher ou la poésie... car mine de rien ça s'accorde pas de la même manière... maintenant que j'ai écrit "cher" comme ça... on va dire que c'est le moment qui est cher à mes oreilles)
J'ai dja dis "bref" ?
Il a donc dit : "je comprend pas pourquoi les genz ils ont tous l'internet au boulot... franchement dans le cadre de leur boulot ça leur sert vraiment pas ! "
Il s'appelle Brice et c'est vraiment pas n'importe qui !
Il a tout à fait raison... car en plus d'etre sage.. ben il a parfois raison ! Je suis même sur (pour renchérir sur son message intemporel) qu'y'a des genz qui utilisent l'internet au boulot pour écrire des conneries sur un blog..
Il fallait bien que cela arrive...
A vrai dire c'était en grande partie la raison de mon passage du côté obscur des mégalos blogué
Une ptite radio où jserais seul maître à bord ! Les pubs sur les produits laitiers des sensations purs c'est MOI qui vait pouvoir les faire ! A moi les gouzesses aux moeurs éclairées (mais néanmoins un peu libertines), à moi les pizzas qui gonflent super vite dans le four, à moi la sensation d'être frais grâce au dernier narta (jpourrais en plus faire des sauts et faire tourner mes longs cheveux blonds devant le regard plein d'admiration - et un brin concupiscent - de mes contemporains)
Bref à moi la belle vie !
A vous la BooyaRadio... et pour l'ouverture officielle, j'ai préparé une playlist plus ou moins chaotique, plus ou moins violente... on fera un tour du côté de la "diversité musicale" un autre jour... là on commence par du rentre-dedans !
Pour commencer, le morceau de Clawfinger qui a donné le nom du blog, 15 Minutes of Fame, des guitares aisement reconnaissables (saccadées & martiales), suivi de l'incontourable Devin Towsend dans sa comédie musical pour interné, Bad Devil.
Après ces incontournables on va piocher dans les classiques : Sepultura (avec une reprise de Devo : Mongoloïd), Led Zeppelin (Over the hills and Far Away - plus classique que ça il va falloir chercher) et Bad Religion (Hear It - Punk rock rentre dedans). Et du Punk au Hardcore il n'y a qu'un pas, que va nous aider à franchir les New Yorkais de Madball sur Fall this time.
Au rayon de la reprise fada, pour commencer une grandiloquente reprise des Guns N' Roses par Most Precious Blood aidé par leur producteur psychopathe Ron Thal : Sweet Child O' Mine dans une version plutôt... étrange ! Toujours dans la catégorie Reprise monumental, les quatres violoncelistes d'Apocalyptica qui s'amuse à singer Sepultura dans une booyakatesque reprise de Refuse/Resist.
Et enfin, La scène française ne pourrait évidemment pas être absente de cette playlist ! Et c'est tout aussi évidemment que Sarkazein ouvre la danse avec l'énormisside Exil... suivi de très près par la démo du prochain album de Noxious Enjoyment, Against Everything... du Hardcore téléchargable en exclu sur e-zic !
Pour fermer la marche, un petit morceau relativement rare qui dénote... et oui un morceau d'IAM dans ce qui aurait dû être la version d'origine du mia, L'ultra-Mia est nettement plus barré et surtout nettement plus drôle...
Et bien vala tout ça tout ça...
Rhoo pi j'oubliais pas la peine de râler sur la qualité sonores médiocre des morceaux... répètez-vous inlassablement "baaa c'est dja pas mal hein"
Pour mes amis au Japon qui malheureusement ne pourront pas aller voir Hervé Villard au Théatre de Dix Heures du 3 février au 21 Mars...
It's Sad but True....
Je tiens par la présente à officiellement remercier Sire I.W.Hetrick et Sire R.H. Hodges qui ont eu la sacré idée, en 1952 aux Etats-Unis, de souffler dans leur volant et ont ainsi inventé l'airbag...
Merci m'sieurs... Je vous en suis reconnaissant !
Il est écrit dans la bible : les premiers seront les derniers. Ben j’ai la preuve que c’est une belle connerie ça encore
Il était écrit qu’en cette douce & glaciale nuit parisienne, la preuve par trois que Sarkazein est le gros espoir de la scène metal française : mi-viandard, mi-sociopathe, Skz fait sa première date parisienne en cette belle nuit de fin 2003 au Glaz’art.
L’affiche est pour le moins étrange : Leto, Omni & Sarkazein ! Nos bourrins seront catapultés en tête d’affiche et les deux autres groupes vont tenter de faire monter la sauce. Bon, à dire vrai, même si les potes de chaque groupe ont bien mis l’ambiance dans leur fosse respective autant vous dire que je suis très loin d’être un gros fan de Omni & Leto. Du néo langoureux pour le premier, du néo plus classique pour Leto. Ils n'ont clairement pas fait un bide mais ça m’a pas fait bouger.
Lorsque les méchants garçons du fond de l’île de France pénètrent sur scène, la salle s'est vidée des personnes venues exclusivement pour les deux premiers groupes mais il reste encore un bon paquet de maniaques mangeurs de tatanes. On va gentiment les surnommer : les furieux.
Le set (qui va s’étaler sur un peu moins d’une heure) va voir osciller la formation du groupe (enfin surtout au niveau des chants je rassure ses fans Napalm a joué de la basse tout le concert ! hé oui ! Il arrive à tenir tout un concert ! ). Donc les titres à deux chants, avec uniquement J-C, suivi des titres avec Djag en solitaire, vont s’enfiler tranquillement, gardant un même niveau de qualité. Ok, il est évident que Djag a plus de métier, plus de présence sur scène que J-C mais ce dernier a encore fait d’énormes progrès au niveau du chant (par rapport au mini-album sur lequel il n'y a déjà pas grand-chose à dire !). Certes, les chants à deux voix remportent les suffrages du public, mais cette valse des chanteurs apporte une originalité rafraîchissante. (Et puis surtout comme c’est des feignasses ces chanteurs ils peuvent se reposer à tour de rôle !)
Les morceaux du 8 titres sont passés dans leur quasi-totalité mais, fin du fin, on va avoir droit à des nouveaux titres ! Et là faitzy moi confiance on a du surpuissant ! Rappelez-vous de ce que je vous dis. Quand Sarkazein ouvrira les Victoires de la Musique (VENDU !) avec La beauté des anges, vous vous souviendrez que je vous avais prévenus. Ce morceau allie tout ce qui fait que Sarkazein brise tout : puissance, mélodie, chant doublé efficace et pas du tout superflu, ligne rythmique ahurissante et un texte trèèès méchant (qu’on ne va pas tarder à appeler "ala Sarkazein").
Le concert se finit par le « tube » L’Exil et le leitmotiv du groupe : Le genre humain (et le classique : « jt’aime pas jt’connais pas mais jt’aime pas ») apocalyptique !
Sarkazein sur album : check
Sarkazein en live : check
Sarkazein casse tout : in progress
PS : Effectivement cette review n’a aucun lien avec la bible.
PS’ : Effectivement cette review n’apporte absolument par de « preuve pas trois ».
Nous l’avions laissé exsangue, sortie miraculeusement de son Castorama de Poutou-Cambo (leader régional sur les articles de pêche et sur les véhicules trois roues de jardin). Mais Pif le petit bouchon de bouteille d’Evian a survécu à cette histoire et roule vers de nouvelles aventures.
Enfin, il roule il roule façon de parler évidemment. Sa précédente aventure lui a coûté une cruelle entaille, qui l’empêche de se mouvoir avec la même aisance que lors de ses jeunes années. Jeune, pourtant, il l’est. Mais sur son faciès marqué peut se deviner les souffrances passées et les années d’errance, seul, orphelin, affamé et mal-aimé.
Avec sa souffrance et son handicap, il a dû apprendre à composer. Il a dû apprendre à rouler efficacement, en serrant les dents enfin les crans. Crapahutant le long des chemins de notre belle campagne, Pif reprend peu à peu goût à la vie au contact des nouvelles senteurs de la dite campagne : les délicates senteurs de boue, la tendre mais tenace odeur de la vache rigoureuse mais néanmoins au transit périlleux, la rutilante saffrance (chaque Conte de Pif se doit d’avoir son quota de mots inventés. Aujourd’hui « saffrance ») de l’huile tombée de la tuyauterie hasardeuse du tracteur du Père Edmond et ainsi de suite. Bref, Pif revit au contact de Dame Nature.
Peut-on penser qu’un bonheur pourrait être plus complet pour notre jeune bouchon de bouteille d’Evian ? Hé bien regardez le « visage » de Pif actuellement (plan zoomé à l’américaine), regardez combien la béatitude est complète, regardez comme il se sent bien auprès de ses nouveaux amis. Car oui ! Oui ! Trois fois oui ! Pif a des amis ! Vous narrez comment cette rencontre a-t-elle pu avoir lieu me semble futile. De plus vous le savez aussi bien que moi rajouter des lignes pour raconter des futilités ce n’est vraiment pas mon genre. Disons que le hasard (fort bien aidé par une bourrasque de vent) a fait que la communauté a pu se former. Derrière le Terre-Plein de Poustille-sur-Orges, se retrouve effectivement une légère et agréable rigole qui accueille en son sein un remarquable regroupement hétéroclite : la Communauté du Caniveau !
Là dedans, outre Pif, vous pourrez par exemple y trouver : Igor la Brindille, une brindille révolutionnaire, une brindille qui refuse l’oppression de l’Etat et de ses laquais ! Raÿmond, la fleur de Lys royaliste, qui contraint par un exil forcé d’un lointain pays, partage la vie de cette rigole à son plus grand dégoût. Pour lui, son retour triomphant vers sa mère patrie ne fait pas l’ombre d’un doute Les traîtres seront jetés à bas (et comme il est suédois ça fait un remarquable jeu de mot mine de rien). Il y a aussi Raoul & Philibert, le bâton & et le clou, toujours fourré ensemble d’inséparable amis (sauf si on tire fort bien évidemment. Mais personne ne va s’amuser à ça Raoul est un tantinet bougon, le matin comme le soir, et le midi ça semble être pire. C'est bien connu : il faut pas faire chier Raoul). Il y a aussi un bout de fenouil (qui n’est là que pour rendre un discret hommage à Fenouil le Fenouil bientôt célèbre), Constantin le papier gras qui n’a de cesse de prévenir ses contemporains qu’un jour la Grande Déferlante arrivera et détruira le monde tel qu’il existe aujourd’hui La Grande Déferlante (vulgairement surnommée, au grand dam de Constantin, par la Communauté : « Le Bon Gros Bordel ». Il serait injuste d’oublier Blandine, le cadavre de coléoptère, Apolline la pelure de carotte, Gwladys le bouton de chemise ainsi qu’Anthelme & Ignace les frères jumeaux (mais néanmoins petites boules de pus dans la vraie vie) . Rhoo ben ça va ptête être injuste mais on va quand même les oublier !
Pif mène une vie idyllique au sein de cette joyeuse bande qui ne cesse de se disputer certes mais toujours dans un esprit d’entraide et franche camaraderie. Oh, bien évidemment il ne passe pas un jour sans que Raÿmond se chamaille avec Igor sur de longs & interminables débats idéologiques, à base de refonte sociale et d’intervention (étatique pour Raÿmond, diktatoriale pour Igor) de la mairie de Poustille-sur-Orges, lors des questions d’intérêt régional. Voire même sur des questions plus anecdotique (comme la coupe du bois hommage aux Tronçonneuse Boys, bientôt en tournée avec leur mythique « Je coupe du bois », qui a fait dansé plus d’un membre du club des Amis de la Gériatrie). Pas un jour sans que Constantin ne proclame la fin du monde imminente (et de préférence très douloureuse) et que, si c'était possible, qu’il reprendrait bien des frites. Comme quoi on peut être un prophète, un messie de l’Antéchrist, sanctifié dans le corps d’un papier gras, on peut néanmoins raffoler des frites.
Ce petit récit serait charmant même sans rebondissement, il serait étudiable par une école primaire dès lors qu’un professeur de français contracte la passion des écrivains maudits (petites notes : Il est nettement plus avantageux de faire partie des « écrivains maudits » avouez que ça en jette un minimum plus que « futur prix Nobel en disgrâce auprès du public, et qui mange des bébés ce vieil enfoiré » non ?). Bref forcément les forces des ténèbres (ou sans être aussi mélodramatique : un coup de pas d’chance) décidèrent qu’il était grand temps de briser ce petit rêve bleu (ou plutôt un brin marron, vu la qualité sanitaire de la Communauté du Caniveau).
Un matin, Constantin hurla à tue-tête que le Grand Soir était venu ! Enfin venu même selon ses dires. Vous connaissez tous l’histoire de Pierre & le Loup (et si tel n’est pas le cas vous méritez un léger conditionnement mental, une flagellation expéditive et un concombre dans l’oreille), vous ne serez pas surpris par l’attitude dédaigneuse des co-locataires du caniveau. Surtout qu’il n’était même pas encore midi ! Constantin avoua son erreur et re-cria à tue-tête que le Grand Bientôt-midi était enfin venu !
Ce n’est pas du tout ce réajustement syntaxique qui finit de convaincre la joyeuse troupe. Mais plutôt le bruit. Un bruit fracassant, un bruit qui fait vroumb (c’est imagé mais ça aide à la compréhension des plus débiles d’entre vous). Constantin continue de hurler, perché sur Raoul en pointant du doigt l’horizon. « La Grande Déferlante !!! Elle arrive ! Elle va nous nettoyer de nos péchés ». « Rhooo ça va taggle » lui lança un Raoul bougon (en même temps je vous l’avais dis).
Et ils la virent ! Coulant inexorablement dans leur direction coulant et écrasant tout sur son passage, l’eau destructrice virevolte avec une sombre maestria à travers le caniveau et cette rigole naguère si accueillante pour les exclus du monde.
Lorsque l’immense vague percute le petit îlot d’amitié, c’est Igor et Raÿmond qui partent les premiers. Fauchés par Dame Nature qui fait fi des clivages politiques et amène leur deux corps soudés par la pression à travers les flots intarissables. Frappé d’horreur, tout le monde tente de s’accrocher à Raoul. Constantin attend la vague, perché fièrement, les bras grand ouvert. Sous le regard horrifié d’Apolline, les deux jumeaux Anthelme & Ignace, se dissolvent dans l’eau.
Et Pif me direz vous ? Hé bien les épreuves qu’il a subies depuis sa naissance lui ont appris au moins une chose : le sens de la survie. Prenant appui sur Philibert le clou, il se projette par-dessus les flots pour atterrir par delà le Terre-Plein. Mais il ne sera pas dit ici que Pif est un lâche et quelqu’un qui abandonnerait ses amis. Cela ne sera pas dit ok mais bon dans les faits hein Bon si vous l’écoutez il vous dira qu’il a voulu tendre le bras pour sauver au moins certains de ses amis jusqu’à ce qu’il prenne cosncience de sa déficience au niveau des bras, qu’il n’a tout simplement pas. Un peu léger comme excuse vous me l’accorderez (« laaaaaaaaaa »). Le temps qu’il aille chercher une corde, une échelle ou même une cartouche de couleur pour imprimante (je suis bien d’accord cela ne l’aurait que très peu aidé, mais ne le jugez pas trop durement, car qui sait ce qu’il peut passer par tête des gens dans de pareilles situations). Bref ils étaient tous engloutis par les flots.
A peine put-il voir le gros Raoul flotter au loin, un fenouil (qui semble être fenouil) trempe et collé, au corps du bougon bout de bois.
Cette histoire n’a absolument aucune morale Mais je vous en prie ! Tentez de regarder différemment vos caniveaux à compter d’aujourd’hui !
Juste un ajout à la radio...mais quel tube ! J'ai pu obtenir les droits pour diffuser le monumental "Je Coupe du Bois" - Production Ignaux-Etoile-des-Montagnes-Jt'prend-à-ISS
Monsieur Johnson est cadre dynamique dans une grande entreprise.
Monsieur Johnson travaille au troisième étage.
Monsieur Johnson fait la fierté du conseil d’administration, qui voit en lui l’avenir, celui dépourvu de la moindre humanité.
Monsieur Johnson est aujourd’hui invité par les requins du douzième étage pour le féliciter de son esprit d’initiative et sa rigueur.
Monsieur Johnson a vendu pour dix millions d’équipement de maquette de modèle réduit Del Prado à une ferme pour malades mentaux au cœur de la forêt vénézuélienne.
Monsieur Johnson jusqu’à présent ne s’attelle qu’à la gestion des stocks,
Monsieur Johnson pour tenir le coup se prend quelques grammes de coke.
Avant de partir de son domicile, un dernier ptit rail
WAAAAHOOOOOO ça booste la cacahouète lui dit la partie occidentale de son cerveau (grasse et bien entretenue à la graisse de TF1), ça décalottes les couettes lui hurle la partie orientale de son cerveau (pourtant fière depuis sa dernière affaire de sous-traitance de chaussure à virgule).
Monsieur Johnson arrive d’un pas alerte et optimiste à son travail.
Monsieur Johnson sait que son heure est enfin arrivée.
Monsieur Johnson a bon espoir de quitter le stock pour prendre en main le fouet de la comptabilité du sixième.
Monsieur Johnson utilise le premier billet de sa juteuse affaire.
Monsieur Johnson reconnaît le visage du président sur le billet.
Monsieur Johnson est en effet fortiche en Histoire.
Monsieur Johnson roule son billet et un joli cône il obtient.
Avant d’aller en réunion, un dernier ptit rail
Monsieur Johnson pénètre le hall puis la standardiste.
Monsieur Johnson lui dit bonjour, lui cogne un gnon.
Monsieur Johnson sait qu’elle sera à vie recluse au premier étage.
Monsieur Johnson ouvre la salle de réunion
« Saluuuuuut ! Ça va ?! »
Monsieur Johnson prend appui sur cette table ovale entourée de la crème des mangeurs d’argent.
Monsieur Johnson prend de la vitesse, zigzague entre les bouteilles d’eau importées du Vénézuéla.
« Ça va ?! Saluuuuuut »
Monsieur Johnson passe par la fenêtre.
Monsieur Johnson n’est jamais réapparu.
Librement inspiré (voir honteusement inspiré) par les Wriggles)
En l'honneur du Grand Homme au mulet invisible... mais néanmoins futur-ex-maire de la belle ville de Bordeaux...
La BooyaRadio accueille l'Anarchie en Chiraquie...